La ville intelligente, une démarche qui séduit de plus en plus de villes

Les stratégies Smart City gagnent en maturité. Poussées par leurs élus, les collectivités sont de plus en plus séduites par une démarche  de ville intelligente.

C’est ce que révèle une étude menée par « La Gazette » – m2ocity, menée entre mars et avril 2017 auprès des collectivités. Bien que freinées par le manque de moyens, près de la moitié d’entre elles a déjà entamé une réflexion sur la stratégie de la ville intelligente, même si seulement 15 % ont déjà engagé des projets concrets. Ainsi, ces chiffres laissent présager une large progression des projets smart city à court terme.

Sans surprise, les structures les plus importantes en taille de population sont les plus avancées : quasiment 29 % des collectivités de plus de 50 000 habitants et 37 % des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ont des réalisations concrètes. Beaucoup de collectivités pratiquent aussi des démarches smart city en utilisant les objets connectés. Eau, énergie, capteurs de pollution, … : cet intérêt pour la collecte intelligente de données constituerait un point de départ préalable à la démarche.

Les élus, moteurs !

Dans les villes ayant adopté une stratégie de ville intelligente, ce sont souvent les élus (8 fois sur 10) qui portent le projet, soutenus par des agents – collaboration indispensable qui apporte du pragmatisme. C’est ainsi que les démarches se voient concrétisées dans de nombreux domaines : dématérialisation des services publics (74 %), élairage public (62 %), transports-mobilité (61 %), pilotage des bâtiments (54 %), parking-stationnement (54 %), …

Mais attention à l’empilement de projets numériques sans réflexion de fond sur les politiques publiques à l’ère du numérique ! Selon l’étude, les collectivités engagées dans la ville intelligente semblent aujourd’hui plus matures et ont une démarche transversale : 50 % ont nommé un chef de projet pilotant l’ensemble et pour 80 % les projets ne sont pas cloisonnés par services.

L’obstacle du coût

Si le financement n’est pas identifié comme un prérequis dans l’étude, il est évident que le coût n’incite pas les petites villes à se positionner sur la smart city. La difficulté à réunir des ressources financières apparaît pour 45 % des répondants comme un obstacle important, suivant de prêt l’absence de compétences en interne (48 %) et à égalité avec le manque de volonté politique (45 %).

Alors, pour mener à bien leurs projets, les petites collectivités font appel essentiellement aux opérateurs traditionnels et aux grands groupes industriels, quand les grandes collectivités s’appuient également sur les start-ups et les PME locales.

Enfin, il est important de souligner les citoyens sont quant à eux très favorable à ces démarches de ville intelligente.

Pour approfondir le sujet, suivez ce lien.

Grand Paris